Il s’agit du premier adjoint au Maire de Marseille et soutien incontournable de François Fillon. Dominique Tian sera bientôt devant la justice pour s’expliquer sur de possibles soupçons de fraude fiscale. Un fait assez surprenant si l’on sait que seulement un avant en arrière, il était le rapporteur d’une mission parlementaire sur la fraude aux prestations sociales. Décidément, les scandales financiers n’en finissent plus de concerner les politiciens français. Le principal intéressé déclare ne pas savoir ce qu’on lui reproche.
Une nouvelle affaire frappe un élu
À son tour, Dominique Tian est aspiré dans la tourmente juridique qui secoue régulièrement le monde politique français. L’affaire Cahuzac n’a pas quitté les mémoires : un ancien ministre du Budget condamné pour des comptes cachés. Cette fois, c’est le bras droit du maire de Marseille qui fait face au tribunal correctionnel sur citation directe. Il lui est reproché un possible blanchiment de fraude fiscale et une omission lors de la déclaration de patrimoine. Dans le viseur : des comptes ouverts en Suisse, révélés plusieurs années après les faits. Depuis, la tempête judiciaire ne s’est pas calmée, alimentant un climat de méfiance envers la classe politique.
Face à la presse, Dominique Tian affirme n’avoir rien reçu d’officiel. Son avocat Marseille non plus, selon ses dires. L’élu répète qu’il n’a toujours aucune idée des griefs exacts portés contre lui et rappelle avoir régularisé sa situation en 2016, tout en signalant lui-même la question à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Pour lui, il n’y a pas de zone d’ombre à dissiper : tout a été fait dans les règles.
Les faits : un héritage en Suisse, une régularisation, puis la convocation
Lorsqu’il s’exprime publiquement, Dominique Tian ne cherche pas à occulter la réalité : il a bien possédé un compte en Suisse contenant 1,7 million d’euros, résultant d’un héritage familial. Il a utilisé la cellule de régularisation mise en place par Bercy pour rapatrier la somme et se mettre en conformité avec le fisc français. Il affirme avoir exécuté toutes les démarches, déposé les documents demandés et payé ce qui était dû. La convocation qui tombe aujourd’hui le laisse stupéfait, persuadé que ce dossier appartenait déjà au passé.
Amende, procédure et attente
Le versement d’une amende de 400 000 euros avait, à ses yeux, permis de solder le contentieux. Convaincu d’avoir respecté chaque étape, révélation aux autorités, régularisation, règlement de la pénalité,, Dominique Tian attend désormais de s’expliquer devant le juge. Il espère que la procédure apportera enfin des réponses nettes à ses interrogations et dissipera la suspicion publique.
L’ancien rapporteur sur la fraude sociale, désormais sur le gril, se retrouve à devoir défendre sa probité devant la justice. L’ironie de la situation ne lui échappe pas, les observateurs non plus. Reste à voir si cette affaire viendra seulement grossir la liste des scandales politiques ou si elle redéfinira les frontières de la transparence pour ceux qui font la loi. Le rideau n’est pas encore tombé.

