Des idées de cadeaux de baptême pour les invités non parrains

Peut-être avez-vous entendu le terme parrain, marraine ou parrain, mais maintenant vous entendez parler d’avoir un parrain pour un baptême. Y a-t-il une différence entre un parrain et un parrain ? Ou sont-ils le même rôle, mais juste un titre différent ?

En général, un parrain du baptême ou marraine sont deux noms différents pour la même chose. Un parrain est un parrain. Ils sont généralement le même rôle, juste des noms différents.Parfois, il peut y avoir une légère différence de rôle, mais généralement le parrain et le parrain sont des termes interchangeables.

Il vaut la peine de se pencher sur l’origine du terme « parrain » et sur la façon dont il s’est imposé, au même titre que « sponsor », dans le vocabulaire du baptême. Pourquoi deux mots pour désigner une seule fonction ? Et dans quels contextes préfère-t-on l’un à l’autre ?

Historique des parrains et marraines

Remonter à l’histoire du baptême, c’est remonter aussi à la genèse du rôle de parrain et marraine. Au début de l’Église, lorsque des adultes demandaient le baptême, il fallait parfois qu’un chrétien confirmé, connu de la communauté, les accompagne et se porte garant de leur sincérité. On ne choisissait pas ce témoin à la légère : il devait attester que le futur baptisé ne venait pas dans l’église pour de mauvaises raisons, mais bien par conviction.

Deux raisons majeures expliquent cette exigence :

  1. À cette époque, l’hostilité envers les premiers chrétiens pouvait se traduire par des actes de violence. Faire accompagner un nouvel arrivant par un membre reconnu, c’était s’assurer qu’il n’était pas un adversaire déguisé, mais bien un croyant sincère.
  2. Ce guide avait aussi pour mission d’initier le nouveau venu aux principes de la foi, de l’accompagner dans son apprentissage et de l’aider à comprendre les enseignements de Jésus.

Dès le deuxième siècle, le baptême des enfants commence à apparaître dans la tradition chrétienne. Un adulte devait alors se présenter avec l’enfant, affirmer sa foi en son nom et promettre de l’accompagner dans l’éducation chrétienne. Saint Augustin, au début du Ve siècle, suggéra même que les parents naturels remplissent cette mission.

Le mot sponsor tire son origine du latin spondere, qui signifie « promettre ».

À cette époque, il était courant que les parents soient les parrains de leurs propres enfants, s’engageant solennellement à les élever dans la foi.

Mais à partir du cinquième siècle, ce sont d’autres adultes, extérieurs à la famille immédiate, qui prennent le relais. Cette évolution n’est pas anodine : la mortalité parentale était fréquente, en raison des maladies et des conflits. Le parrain, dans ce contexte, devenait un protecteur, prêt à prendre le relais si l’enfant se retrouvait orphelin, pour veiller à son éducation chrétienne.

C’est à cette période qu’on commence à parler de « père spirituel » pour désigner le parrain masculin, une expression qui finira par donner le mot « parrain ». Sa version féminine, « marraine », complète le duo. Ensemble, ils forment le cercle des parrains de l’enfant.

On constate donc que le terme « sponsor » est d’abord utilisé, avant de laisser place à « parrain » et « marraine », au moment où la dimension parentale du rôle devient plus marquée.

De nos jours, si les parents disparaissent, l’enfant n’est plus confié automatiquement à son parrain. Les familles rédigent en général un testament désignant la personne à qui elles souhaitent confier leur enfant en cas de drame.

Le rôle du parrain, même s’il a perdu de sa dimension parentale directe, a conservé son nom et son symbolisme.

Pourquoi certains parlent de marraine, d’autres de sponsor ?

On remarque que le mot « parrain » est plus répandu aujourd’hui que « sponsor ». Plusieurs raisons peuvent l’expliquer :

  • Le terme « parrain » ou « marraine » désigne clairement la personne qui accompagne un enfant lors du baptême et s’engage à veiller sur son éducation spirituelle. À l’inverse, « sponsor » évoque aussi d’autres réalités : une marque qui finance une équipe, ou bien le parrainage d’un enfant à distance. Ce flou peut créer de la confusion.
  • Appeler quelqu’un « parrain » ou « marraine » renforce l’idée d’un lien privilégié, d’une proximité affective et spirituelle. Le mot a une résonance particulière, presque intime.

Cela dit, dans certaines paroisses, le terme « sponsor » demeure en usage. Lors du baptême de mes enfants, par exemple, le pasteur a demandé à désigner des sponsors, et tout le formulaire officiel reprenait ce terme.

On peut imaginer que cette préférence s’explique par une volonté de ne pas confondre le rôle du parrain avec celui du Père céleste, tel que le présente la Bible. Appeler une personne « parrain » pourrait sembler, pour certains, excessif, comme si on lui attribuait une position spirituelle supérieure. Pourtant, le parrain, tout comme l’enfant qu’il accompagne, partage le même Père, et chacun peut s’adresser directement à Dieu. Le parrain a simplement un rôle d’accompagnement et d’exemple.

On retrouve d’ailleurs ce principe dans l’Évangile : « N’appelez personne ici-bas votre Père, car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Matthieu 23:9, NLT)

Lorsqu’un adulte reçoit le baptême, il est fréquent que l’on parle plutôt de « sponsor » que de parrain, surtout si la personne qui l’accompagne a le même âge. Le mot « parrain » sonnerait alors étrange.

Y a-t-il parfois une nuance entre parrain et sponsor ?

La plupart du temps, les deux termes sont équivalents. Cependant, il existe quelques cas où l’Église fait une distinction :

  1. Parfois, on distingue le parrain choisi par la famille d’un « parrain d’église », désigné par la communauté paroissiale. Ce dernier intervient si le rôle du parrain familial devient surtout symbolique ou social. L’Église souhaite alors garantir que l’enfant ait un accompagnement spirituel solide, confié à une personne engagée.
  2. Comme évoqué plus tôt, lorsqu’un adulte est baptisé, le terme « sponsor » est généralement préféré. Cela reflète la relation d’entraide entre deux personnes d’âge similaire, plutôt qu’un rapport d’autorité parentale.

Le parrain ou le sponsor : un mentor, pas un parent

La mission du parrain, aujourd’hui, ressemble à celle d’un guide : son objectif ? Montrer à l’enfant que Dieu est quelqu’un vers qui il peut se tourner à tout moment, et l’aider à avancer sur ce chemin.

Être parrain ou marraine, ce n’est pas être un second parent. On ne prend pas de décisions éducatives, on ne gronde pas, on ne remplace pas les parents. Ce rôle consiste avant tout à soutenir, à accompagner dans la foi, à être une présence bienveillante sur le long terme.

On pourrait dire que le parrain moderne s’apparente à un mentor confessionnel.

Voici ce que recouvre la notion de mentor, selon les définitions classiques :

  • Un conseiller expérimenté et digne de confiance.
  • Quelqu’un qui enseigne, accompagne ou conseille une personne moins expérimentée ou un enfant.

Un mentor spirituel, c’est donc une personne qui a de l’expérience dans la foi, qui sait en parler sans détour, qui a traversé des épreuves et qui peut partager ce qu’il a appris. L’enfant peut se tourner vers lui dans les moments de doute ou de joie, chercher un conseil, et recevoir des repères pour avancer.

Souvent, un mentor inspire : on a envie de lui ressembler. J’admire, par exemple, la foi inébranlable de figures comme Daniel ou David, capables de tenir bon face à l’adversité. Pour progresser, on observe leur parcours, on s’imprègne de leurs choix, on essaie de s’en inspirer dans sa propre vie. Tous deux ont placé Dieu au centre de leur existence, ont entretenu un dialogue franc avec lui, et ont cru sans cesse en sa bienveillance.

L’enfant parrainé peut faire ce même chemin : il observe comment son parrain vit sa foi, il trouve un modèle, un repère. La meilleure manière de l’accompagner, c’est de rester soi-même centré sur l’essentiel : parler à Dieu chaque jour, croire qu’il veille, et ne jamais cesser d’avancer.

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