Le cannabidiol : une substance sans danger ?

8
cannabidiol

Le cannabidiol est une substance qui connaît un réel engouement en raison de ses bienfaits sur la santé. Cependant, bien qu’il soit commercialisé dans de nombreuses boutiques spécialisées, le CBD fait toujours l’objet de nombreux préjugés. Voici l’essentiel à retenir sur ce produit et les risques probables liés à sa consommation.

Le point sur les effets du cannabidiol

Pour de nombreux spécialistes, le cannabidiol n’est pas une drogue. Les experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) précisent d’ailleurs que cette substance ne produit pas les effets généralement observés avec d’autres cannabinoïdes comme le THC. À contrario, il pourrait avoir une certaine valeur thérapeutique.

A lire aussi : Quand faut-il faire appel à un spécialiste de l’ORL ?

Si des preuves supplémentaires sont requises pour confirmer tous les bienfaits que l’on prête au CBD, ses effets sont d’ores et déjà reconnus dans le cas de l’épilepsie. Cette substance fait l’objet de plusieurs études médicales en France, notamment pour ses propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et anxiolytiques. En Suisse et au Royaume-Uni, le CBD ou cannabidiol est considéré comme un traitement ou un auxiliaire de la phytothérapie.

Les bienfaits du CBD permettent de soulager une diversité de problèmes de santé. Il s’agit notamment de :

A voir aussi : Comment faire du Pomodoro ? Comprendre la méthode

  • l’hypertension artérielle ;
  • le trouble du stress post-traumatique ;
  • la dépression et l’anxiété ;
  • le diabète ;
  • l’arthrite et les inflammations ; etc.

Dans l’Hexagone, l’expérimentation du cannabis thérapeutique amorcée en 2019 se poursuit toujours. L’objectif est d’analyser son efficacité contre les douleurs neuropathiques et les formes d’épilepsie réfractaires aux thérapies actuelles.

Les risques relatifs à la consommation du CBD

Le cannabis enrichi au CBD est désormais considéré comme une substance « bien-être » hors du champ médical. Sa consommation incontrôlée peut néanmoins comporter des risques. Elle peut entraîner des troubles de la vigilance ou des troubles gastro-intestinaux à forte dose.

Les risques sont toutefois minimes, voire inexistants, pour une consommation ponctuelle ou à faible dose. Les spécialistes recommandent donc de limiter l’utilisation du cannabidiol à un usage thérapeutique.

Il est fortement déconseillé de fumer la fleur de cannabis riche en CBD. La combustion nécessaire au processus entraîne l’inhalation de substances nocives comme le goudron, l’ammoniaque et les hydrocarbures aromatiques. Il est donc préférable de vaporiser ces produits si vous avez besoin d’un effet rapide.

Outre les circuits pharmaceutiques, le CBD commercialisé n’est ni surveillé ni tracé. En effet, le marché du cannabidiol n’est pas régulé. En l’absence d’un encadrement strict et d’une législation claire, il est facile d’être confronté aux produits de mauvaise qualité. Les consommateurs doivent donc privilégier les fournisseurs qui contrôlent fréquemment leurs produits.

Le flou juridique qui entoure le cannabidiol

La commercialisation du CBD prend de l’ampleur dans toute l’Europe et au-delà. En France, le marché du cannabidiol est estimé à environ 200 millions d’euros. Ce chiffre pourrait atteindre le milliard si l’incertitude juridique qui plane sur le CBD se dissipe.

Le législateur français n’autorise pas la vente du CBD, mais il ne l’interdit pas non plus. Avec l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne en date du 19 novembre 2020, les juges estiment qu’une interdiction est impossible dans l’Hexagone, puisque le cannabidiol est autorisé ailleurs en Europe.

De plus, la culture du chanvre français respecte les normes qui imposent un taux inférieur à 0,2 % de THC. Sur le plan légal, le cannabidiol ne présente donc aucun danger notable lorsqu’il est issu d’une plante figurant sur la liste réglementaire.

En parallèle, le 23 juin 2021, la Cour de cassation a rendu un arrêt « à portée générale » sur la vente du CBD. Selon elle, la commercialisation du cannabidiol est légale dans l’Hexagone, du moment qu’il est produit dans l’Union européenne.