Peut-on choisir sa fin de vie pour mourir dans la dignité ?

27
choisir sa fin de vie

Comme on l’a vu dans l’histoire de “Vincent Lambert”, le choix de fin de vie est un choix très personnel et qui peut dans certains cas conduire à déchirer une famille. Comment soi-même engager des démarches afin de choisir sa fin de vie et de décider de mourir dans la dignité lorsque l’on vit en France, en Suisse ou en Belgique ?

Choisir sa fin de vie en France – les options

Ce qui est illégal

Si vous êtes résident français et que vous souhaitez avoir le contrôle sur votre fin de vie sachez qu’en France l’euthanasie active et le suicide assisté sont deux pratiques illégales.

Ce qui est légal

Dans certains cas de mort prochaine avérée, la loi française autorise les médecins à stopper la médication afin d’éviter une mort trop lente.

Comment prévoir ?

Dans le cas où vous seriez un jour victime d’un accident ou d’une maladie conduisant à une incapacité de votre part à faire connaître vos dernières volontés en termes choix de fin de vie, c’est aux membres de votre famille que reviendrait la lourde responsabilité de choisir pour vous.

Si votre choix est de mourir dans la dignité, sans acharnement médical, il est alors nécessaire que vous ayiez rempli au préalable vos  “directives anticipées sur les dernières volontés en matière de soins”.  Cette fiche officielle permet de faire connaître ses choix en cas de maladie grave ou d’accident. De ce fait elle permet d’aider vos proches à prendre les décisions suivantes :

  • Arrêter ou continuer les traitements médicaux
  • Être mis sous respirateur artificiel en cas d’incapacité ou de difficulté respiratoire
  • Être opéré
  • Être transféré en réanimation
  • Être soulagé de ses souffrances ou avoir recours à la sédation profonde (même si l’effet de la médication conduit au décès)

Ce document n’est valide que si vous êtes majeur.

Afin d’être certain que dans le cas où une situation malheureuse conduirait vos proche à se demander quel était votre choix en matière de fin de vie,  il est nécessaire que le dossier puisse être remis entre les mains des bonnes personnes. C’est pourquoi il est important d’informer une personne de confiance de l’existence du dossier et de sa place. Vous pouvez également le confier à votre médecin traitant ou le garder sur vous.

Choisir sa fin de vie en France – Télécharger le document : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_exev2.pdf

fin de vie

Comment choisir la fin de vie d’un membre de sa famille

Il peut-être très difficile voire impossible de se mettre à la place de celui qui n’a malheureusement plus la possibilité d’exprimer sa volonté en termes de fin de vie. Prenez le temps de réfléchir avant de prendre votre décision et tentez au maximum de ne pas vos laisser dépasser par vos émotions. Les médecins sont également là pour vous aider à prendre votre décision.

Dans d’autres cas, certains affirment qu’il est possible de communiquer avec l’au delà comme il l’est de communiquer avec une personne dans le coma. Ne vous faites pas avoir ! Mais dans des cas extrêmes, cela peut parfois valoir la peine d’essayer.

Dans quels pays francophones le suicide assisté est-il légal ?

Même si en France on n’a pas le droit légal de choisir sa fin de vie en décidant de pratiquer le suicide assisté ou d’avoir recours à l’euthanasie, d’autres pays autorisent ces pratiques. Certains français ayant choisi de mourir dans la dignité se tournent alors vers les associations des pays francophones limitrophes avec la France.

En Belgique et au Luxembourg

La Belgique et le Luxembourg font partie des quelques seuls pays du monde où il est légal d’avoir recours à l’euthanasie dite active. Cette méthode, permettant de mourir dans la dignité, autorise le médecin à injecter un produit létal à son patient.

En Suisse

En Suisse le “suicide assisté” n’est pas interdit ni punissable. Cette méthode permet au patient de choisir sa fin de vie en s’administrant lui-même un produit létal.